Les Maoureuses

AmourS, genre et sexualité ⋅ Chamille

Cadre et éthique pour les consultations thérapeutiques

Mise à jour : janvier 2026

Photo : Rose Alice Photographie

Cadre des consultations

  • Je demande un acompte pour réserver votre rendez-vous, qui ne sera pas remboursé en cas d’absence injustifiée. Le reste de la consultation est payé à la fin de la séance, sous 30 jours.
  • Si c’est moi qui annule ou qui doit déplacer une consultation moins de 24h avant, je m’engage à vous proposer un autre rendez-vous à moitié prix.
  • Si je ne me sens pas capable de vous accompagner (seul⋅e) sur un sujet, je vous propose soit de travailler en équipe avec d’autres thérapeutes, soit de vous rediriger.
  • Je vous propose de reprendre rendez-vous pour une prochaine séance par vous-même si vous le souhaitez, afin d’aller à votre propre rythme, à moins que vous me demandiez explicitement un nouveau rendez-vous rapproché à la fin de la séance.
  • C’est la personne qui souhaite être accompagnée qui prend rendez-vous. Vous ne pouvez pas prendre rendez-vous pour votre conjoint⋅e, ami⋅e ou enfant, sauf tuteur légal ou parent d’enfant ou d’adolescent⋅e mineur, et même dans ce cas là je m’assure que la personne mineure ou sous tutelle souhaite vraiment être accompagnée.
  • Secret professionnel : je m’engage à la confidentialité totale sur qui vient en consultation et ce qui est dit en rendez-vous, en dehors de mes propres séances de supervision ou d’intervision si j’ai besoin d’en parler, où vous ne pourrez être cité seulement que par la première lettre de votre prénom.
  • En cas de situation de violence dont j’ai connaissance, je rappelle à la loi, et je me soumet à la loi quand je suis obligé⋅e de faire un signalement (risque de suicide, intention de nuire ou risque de maltraitance d’enfants).
  • Je ne produis pas de documents à destination d’un tribunal, de diagnostic ou de bilan psychologique. Au maximum je pourrais produire une facture ou une attestation confirmant que vous êtes venu me consulter tel jour à telle heure, sans révéler le contenu de nos échanges.
  • Je ne suis pas médecin et je ne fais pas d’ordonnance de médicaments. Je pourrais seulement vous proposer des exercices (ordonnances comportementales). Je ne vous demanderais jamais de vous déshabiller dans une consultation en sexologie. Ce n’est pas nécessaire et ce n’est pas dans mes compétences de vous ausculter.
  • Notre relation est une relation thérapeutique : ce n’est certainement pas une relation où une forme de séduction peut être présente, ni dans un sens ni dans l’autre. Si une relation amicale en dehors des consultations existe, se met en place ou s’initie, il faudra mettre en pause l’une ou l’autre des types de relation.
  • Si un comportement ou des propos viennent me toucher dans mes valeurs ou mes émotions, je l’exprime en douceur pour réajuster notre relation.
Photo : Rose Alice Photographie

Éthique

Les 7 piliers de la relation d’accompagnement

J’adhère au 7 piliers de la relation d’aide, inspiré par la réflexion de Carl Rogers :

  1. La présence. La relation est d’abord une présence à l’autre, « être là ».
  2. L’écoute active.
  3. L’acceptation, ou le non-jugement et la considération inconditionnellement positive de la personne accompagnée.
  4. Le respect chaleureux, la confiance, et l’accueil.
  5. L’empathie.
  6. L’authenticité. Je reste moi-même, transparent⋅e et spontané⋅e, sans façade artificielle d’expert⋅e.
  7. La congruence, ou la cohérence. Je dit ce que je pense, et je fait ce que je dit.

Adhésion aux valeurs féministes

J’adhère à la charte de l’association Les Allié·es – Thérapeutes féministes.

Je m’engage à :

  • lutter contre les inégalités et les discriminations.
  • à un accueil inclusif et queer friendly.
  • à un accueil bienveillant des victimes de violences sexistes et sexuelles.
  • je crois en la médecine et aux théories scientifiques.

Être thérapeute féministe :

  • C’est avoir un engagement féministe dans une pratique clinique et dans une pratique
    intersectionnelle. L’intersectionnalité est une notion sociologique qui désigne la manière dont les différentes formes d’oppression comme le racisme, le sexisme, le classisme, le validisme, l’homophobie, la transphobie, et d’autres, s’articulent et se renforcent mutuellement. Le féminisme intersectionnel permet de mettre en lumière l’indissociabilité de ces discriminations.
  • C’est pratiquer une thérapie dite située, c’est à dire veiller à garantir un espace dans lequel on s’attache à ne pas reproduire les oppressions systémiques existant dans le champ social : racismes, patriarcat, validisme, classisme, âgisme, transphobie, homophobies… Un.e thérapeute situé.e a conscience de ces discriminations, en connaît les effets et conséquences, les prend en compte et cherche à les exclure de ses propres pratiques.
  • C’est vouloir politiser les approches thérapeutiques et prendre en compte l’environnement sociétal dans lequel évolue la personne, en plus de sa dimension individuelle.
    La thérapie féministe s’adresse à tous les genres.
    La thérapie féministe désigne un courant de pensée qui va avoir des conséquences sur sa pratique et sur son positionnement professionnel. Elle n’est pas une technique thérapeutique spécifique, mais va s’introduire dans la pratique des thérapeutes quelle que soit leurs formations initiales et complémentaires.

Éthique pour la pratique de l’hypnose

J’adhère également à la charte éthique de l’hypnologue de l’ARCHE.

L’hypnothérapeute est un⋅e accompagnant⋅e bienveillant qui utilise l’hypnose comme un outil de liberté. Son but est d’aider lae patient⋅e à trouver ses propres solutions dans le présent, tout en garantissant sa sécurité et son autonomie.

1. La posture et l’attitude de l’hypnothérapeute

  • Neutralité et bienveillance : L’hypnothérapeute adopte une « neutralité bienveillante » et veille à ce que ses propres croyances n’influencent pas son travail.
  • Refus de la « position haute » : Le praticien refuse de se placer en position de supériorité par rapport au client. Il considère chaque personne comme responsable et capable d’être hypnotisée.
  • Congruence : L’hypnothérapeute doit être souple et fluide dans sa communication pour mieux dialoguer avec l’inconscient du sujet.

2. Respect et protection de lae patient⋅e

  • Autonomie et liberté : La priorité absolue est de préserver l’autonomie du client. L’hypnothérapeute refuse toute intervention qui pourrait créer une dépendance, un assujettissement à un groupe ou une idéologie.
  • Respect des droits : Il promeut la dignité humaine et les droits fondamentaux, refusant toute forme de « volonté de puissance » sur l’autre.
  • Confidentialité : Le praticien est soumis à un devoir de discrétion absolue concernant la vie privée et les échanges avec ses clients.

3. Philosophie du changement

  • L’Inconscient comme ressource : L’inconscient n’est pas vu comme un problème, mais comme une ressource pour des solutions et des apprentissages.
  • Focus sur le présent : Le travail se concentre sur le moment présent. Le passé est considéré comme une représentation qui ne doit pas bloquer le changement actuel.
  • Ajouter des options : L’hypnose ne cherche pas à supprimer ce que la personne est, mais à ajouter de nouvelles possibilités et schémas de comportement (« devenir tel qu’iel désire être »).

4. Pratique et professionnalisme

  • Une approche pragmatique : L’hypnothérapeute privilégie l’efficacité et le « comment » (la mise en pratique) plutôt que les théories intellectuelles ou le « pourquoi ».
  • L’hypnose est un art : La pratique demande de la créativité et une adaptation unique à chaque personnalité, tout en maîtrisant des bases techniques (PNL, systémique, etc.).
  • Cadre légal : L’hypnothérapeute respecte les lois de son pays et ne remplace pas le médecin ou le psychologue s’il n’en a pas le titre. Iel est encouragé à collaborer avec ces professionnels.
  • Évolution continue : Le signataire s’engage à se former continuellement et à suivre une supervision professionnelle pour remettre sa pratique en question.

Intervision et supervision

En tant que thérapeute et en tant que personne, j’ai mon propre suivi psychologique.

Je participe à de la supervision collective en sexologie auprès de l’école de psycho-sexologie, ainsi qu’à un groupe d’intervision entre collègues.

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Thème par Anders Norén