Comment favoriser des expériences positives transformatrices dans la sexualité ?
Mémoire de fin d’étude en sexologie – École de psycho-sexologie de Paris
À l’opposé des psychotraumatismes, qui laissent en nous des blessures psychologiques durables, nous pouvons aussi vivre des expériences positives fondatrices pour notre psychologie.
La splendeur cosmique d’un levé de soleil en montagne ; le plaisir extatique, reliant, joyeux et orgasmique de faire l’amour longuement et lentement avec un⋅e amoureu⋅se ; l’émotion transformatrice, guérisseuse et réconciliatrice d’un rituel collectif ; l’émotion indicible de l’accouchement, de la première tétée ou du premier peau à peau après la naissance d’un enfant désiré ; le subspace (ou le domspace) atteint par le mélange de plaisir, de douleur et de jeu psychologique dans le BDSM ; la transe ou la vivencia atteinte dans une danse complice, sensuelle et endiablée ; l’expérience de l’amour inconditionnel et universel provoqué par un voyage psychédélique dans l’ayahuasca, un acte de « psychomagie » dans le tantra, une montée de kundalini qui connecte à la paix universelle…
Ces moments d’extases (affective, sensorielle, relationnelle, sexuelle, psychédélique, spirituelle…) peuvent-ils contribuer à des guérisons ? Au-delà, peuvent-ils durablement aider à construire une vie épanouie et résiliente, libérées des croyances limitantes, des peurs, des angoisses, des traumatismes, des dépressions et des troubles mentaux plus largement ? Y a-t-il, à l’inverse des traumas, des « traumagiques » positifs ? Peut-on cultiver l’extase, la rechercher volontairement, en particulier dans la sexualité ? Quelles sont les conditions pour l’atteindre et l’inscrire durablement dans notre psyché ?
En sexologie, notre clinique nous tourne souvent vers les problèmes, le passé, les traumatismes, les impacts psychologiques de relations souffrantes, les troubles sexuels… Que se passerait-il si nous nous tournions vers les solutions et vers le futur ?
Vous pouvez également télécharger ici le support de présentation du mémoire, et le mémoire lui-même (110 pages, et 190 pages d’entretiens retranscrits).

